Ärztegesellschaft des Kantons Bern
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C’est sous la forme de mon code NIP que j’ai énuméré dans l’éditorial de doc.be 2/2010 les objectifs de ma présidence. Qu’est-ce qui se cache derrière ces chiffres et ces mots-clés ? C’est ce que je vais décrypter ici à intervalles réguliers. Aujourd’hui : communication, gestion intégrée des soins et promotion de la femme.
Mon code NIP est : 1 – 2 – 4 – 6 – 3 – 5. J’en ai tiré les objectifs de ma présidence : « 1 Devise, 2 Groupes d’intérêts, 4 Principes, 6 Objectifs, 3 Champs d’action et 5 Voies pour la réalisation ». De mes six objectifs (arrêter le gaspillage, préserver la solidarité, promouvoir les femmes au sein de notre association, soins intégrés contractuellement, desserte médicale assurée au jour le jour et pour les urgences, communication améliorée, voici ceux que je souhaite aborder aujourd’hui : communication, soins intégrés et promotion de la femme.
Encore plus de communication verticale
Par communication améliorée, j’entends le fait de communiquer avec transparence vers l’extérieur aussi bien qu’à l’interne. Je pense ici en particulier à la communication avec la base et réciproquement. Ce qui me manque quelque peu au plan de la communication interne, c’est d’informer suffisamment la base des médecins praticiens : nous ne parcourons pas suffisamment les rails verticaux qui vont de l’assemblée des délégués aux associations de districts jusque et y compris chaque membre pris individuellement. Il en va de même pour le trajet en retour. J’accueillerai avec faveur des pratiques de type parlementaire avec des questions écrites, des suggestions et des propositions à l’intention du comité de la SMCB et de l’assemblée des délégués. De plus, je m’attacherai à ce que les avis des milieux des services de garde et des associations de district soient mieux entendus au faîte de notre Société.
Vis-à-vis de l’extérieur, il s’agit d’accroître la présence de la SMCB dans les évènements de courtage de cabinets médicaux et auprès d’institutions telles que l’Institut pour la médecine de famille de l’Université (Berner Institut für Hausarztmedizin – BIHAM). Nous devons aussi renforcer nos contacts avec la relève, comme par exemple l’Association des jeunes médecins de famille (Verein Junger Hausärztinnen und -ärzte Schweiz – JHaS). Communiquer, c’est interagir, aussi bien avec les nôtres qu’avec nos contradicteurs. Et ça s’apprend : c’est pourquoi le comité de la SMCB a consacré une journée entière de formation à ce sujet en novembre 2010. Pendant l’année de notre jubilé, en 2009, nous avons revu la présentation graphique de notre site web. Si nous voulons améliorer le flux des informations entre la base et le sommet de notre association, il nous faut aussi développer la communication numérique. C’est pourquoi le comité a donné son accord à une adaptation technique de notre site : grâce aux toutes dernières techniques de l’informatique, nos états-majors pourront non seulement publier facilement et rapidement les informations importantes, mais ils seront également à même de proposer à nos membres des possibilités d’utilisation interactive.
Grandes vagues
La houle est forte autour du thème Managed Care et des modèles de gestion intégrée des soins. Désormais, il ne fait plus aucun doute que le Managed Care n’est pas seulement un sujet pour combler le creux de l’été médiatique. Le corps médical bernois aborde cette problématique dans la division, tout spécialement autour de la coresponsabilité budgétaire. Je suis convaincu que les parlementaires ne sont pas près de se mettre d’accord là-dessus. Il y aura encore bien des manœuvres des partis politiques pour animer ce débat. Le comité de la SMCB tiendra un séminaire sur cette problématique au courant du mois d’août. Je considère que les points clés élaborés au sein de la Conférence des sociétés cantonales de médecine (CCM) avec la participation des Bernois constituent des bases de discussion tout à fait valables. Ils abordent en effet les questions fondamentales de manière beaucoup plus approfondie que ce n’est le cas dans le débat parlementaire. Le document de synthèse, fort intéressant, souligne par ailleurs le caractère facultatif de toute coresponsabilité budgétaire dans le contexte d’un réseau. Chaque médecin du réseau, qu’il soit généraliste ou spécialiste, peut être dans ce cadre le premier interlocuteur auquel s’adresseront les patients.
Promotion de la femme !
Si l’on considère au sein de nos instances et comités la part effective des femmes médecins qui pratiquent, on ne peut que constater qu’elles sont sous-représentées. Promouvoir la femme par le biais de quotas ? Rares sont ceux à penser que des quotas de femmes permettront qu’un plus grand nombre de nos consœurs occupent des postes de cadres. Il faut agir. Je vais me consacrer plus intensément à cet état de fait qu’il convient d’améliorer. Je vais rechercher des solutions. Les résultats d’études externes dans des professions apparentées paraîtront en automne 2010. Ils nous montreront quelques-unes des voies possibles vers un remède à cette situation. Chères consœurs, ne laissez pas toujours les hommes seuls dans leur bastion !